En attendant de pouvoir vraiment ouvrir des lignes réguilères en autocar entre deux villes françaises (cette possibilité est inscrite dans le projet de loi de décentralisation qui sera présentée le 10 avril en conseil des ministres), Eurolines ouvre le 12 mars une nouvelle liaison interrégionale : cette fois entre Paris et Marseille, via Lyon.
Toujours dans le cadre du cabotage international, puisque les arrêts à Paris et Lyon sont marqués sur une ligne existante entre Marseille et Amsterdam.

La capitale et la cité phocéenne sont reliées en 13h30, de nuit (contre trois heures en TGV). "Pour gagner un peu de temps, nous avons supprimé quelques arrêts intermédiaires, comme à Anvers, par exemple", indique Nicolas Boutaud, directeur commercial d'Eurolines.

La liaison est assurée quatre fois par semaine, et devient quotidienne à partir du 1er avril 2013. Les voyageurs au départ de Paris prennent le car à la gare routière de Paris-Gallieni, porte de Bagnolet, et débarquent à la gare routière Saint-Charles à Marseille (avec une possibilité de dépose à Lyon-Perrache).


13h30, à partir de 39 euros

Le plein tarif pour un adulte est à partir de 39 euros pour un trajet Paris-Marseille et à partir de 19 euros pour un Paris-Lyon ou Lyon-Marseille. Les jeunes et les seniors bénéficient d'une réduction de 10%, les enfants de 40% à 80% selon leur âge.
Et comme à chaque lancement d'une nouvelle laiison, Eurolines met en vente des billets à 9 euros (1 200 billets à ce prix).
A titre de comparaison, la SNCF propose des tarifs Prem's à partir de 25 euros en TGV Prem's et entre 10 et 85 euros en Ouigo, le nouveau TGV low cost au départ de Marne-la-Vallée.


Eurolines a lancé ses premières liaisons interégionales en cabotage dès que le ministère des Transports l'y a autorisée en septembre 2011. "Nous avons quasiment atteint notre objectif de 50 000 pax en cabotage", indique Nicolas Boutaud qui espère en faire 75 000 en 2013.
La filiale de Veolia-Transdev est challengée depuis par les iDBUS de la SNCF, Megabus (filiale du groupe britannique Stagecoach) et par Starshipper, compagnie regroupant les autocaristes indépendants de Réunir.

Aubin Busalb et Nathalie Arensonas