En Europe, chacun a sa propre calculette pour estimer la consommation d'énergie et les gaz à effet de serre (GES) rejetés par les transports. C'est pour uniformiser ces méthodes de calcul au sein de l'Union européenne que l'Afnor a développé une norme, NF EN 16258, publiée le 4 janvier 2013.

Concoctée par le Comité européen de normalisation (CEN), en concertation avec des transporteurs comme la SNCF, la RATP, Veolia Transdev, et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), cette norme doit entrer en vigueur au cours de l'année 2013, mais elle n'est pas obligatoire.


Calculer l'empreinte carbone "du puits à la roue"

Son "application demeure volontaire", mais elle a été conçue, selon ses promoteurs, pour aider les professionnels du transport de marchandises et de passagers à respecter l'obligation qui leur sera faite, à partir du 1er octobre 2013, d'informer leurs clients sur la pollution émise à l'occasion d'un déplacement ou d'un service de fret.

La norme NF EN 16258 prend en compte à la fois l'énergie consommée et les GES émis par un bus, un car, un camion, un train, une péniche, un avion. Mais aussi la pollution générée pour produire l'énergie de traction. L'objectif est de prendre en compte la totalité de l'impact écologique de chaque déplacement, "du puits à la roue". "Une méthode scientifiquement acceptable et accessible à tous", garantit l'Afnor.

Mais pour l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP), cette norme risque d'avoir un succès mitigé auprès des exploitants. Car la loi sur l'affichage de l'impact environnemental issue deu Grenelle de l'environnement leur impose déjà, à partir du 1er octobre 2013, d'indiquer les émissions de CO2 sur les véhicules. Cela risque donc de faire doublon.

Par ailleurs, les voyageurs seront-t-il réellement influencés par ces affichettes environnementales collées dans les bus, les métros, les trains ? C'est en tout cas ce qu'espère avec cette nouvelle norme l'Union européenne, qui vise l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici à 2020, pour lutter contre le réchauffement climatique.

Aubin Busalb