Pour atteindre le retour à l’équilibre du secteur ferroviaire (la dette de Réseau ferré de France dépasse les 30 milliards d’euros) “trois actions sont prioritaires”, estime Jean-Louis Bianco dans un document intermédiaire “de méthode”, dont l’AFP a obtenu copie.
L'ancien ministre des Transports s’est vu confier à l’automne 2012 par le gouvernement une mission de concertation sur le projet de réforme ferroviaire, et il devrait rendre ses “conclusions finales” début avril 2013 avant qu’un projet de loi ne soit présenté au parlement avant l’été.

Pour stopper l’endettement chronique du secteur, il préconise de ne pas construire de nouvelles LGV “en proposant une alternative intermédiaire entre la solution TGV et la solution TET” (train d’équilibre du territoire, anciennement “Corail”).
Il propose d’augmenter les ressources du gestionnaire d’infrastructure “en accroissant la production de sillons (créneaux de circulation des trains) de qualité et en engageant une réflexion sur la politique de tarification” (péages versés par les transporteurs).

Jean-Louis Bianco estime aussi nécessaire de “responsabiliser l’Etat et les différentes entités du (futur) pôle public ferroviaire grâce à des contrats d’objectifs et de performances pluriannuels”.

La réforme engagée par le gouvernement prévoit de rassembler au sein d’un gestionnaire d’infrastructure intégré (GIU) Réseau ferré de France (RFF), la Direction de la circulation ferroviaire (entité de la SNCF) et les cheminots de la SNCF travaillant à la maintenance du réseau (SNCF Infra).

Concernant cette future organisation, Jean-Louis Bianco estime que le pôle public ferroviaire “doit s’articuler autour de trois entités à vocation industrielle”: le GIU, le transporteur (SNCF) “ainsi qu’un établissement de tête dont les fonctions doivent être précisées, et parmi lesquelles figurent nécessairement les ressources humaines”.

(avec AFP)