Trois rocades cyclables, rien de moins. La ville de Strasbourg, où la pratique de la petite reine est déjà très développée (8% des déplacements urbains se font à vélo), va se lancer à l'été 2013 dans des aménagements spécifiques en faveur des cyclistes. Parmi lesquels trois rocades qui leur seront entièrement réservées.

Ce projet entre dans le cadre d'un programme d'amélioration et de hiérarchisation du réseau cyclable strasbourgeois. La Communauté urbaine de Strasbourg (Cus) veut créer un "réseau vélo express" ou "Reve" pour les principaux axes de déplacements pendulaires. Trois rocades concentriques viendraient compléter le tout.
La première autour de la Grande-Ile où se trouve le centre historique, la deuxième sur la ceinture des grands boulevards, la troisième dans la première couronne de l'agglomération.

"Il s'agit de mettre en place une sorte de périphérique pour vélos, avec des portes identifiées et des connexions radiales qui permettront de desservir l'ensemble du territoire en moins de 30 minutes", explique Serge Asentio, chargé de mission vélo auprès de la mairie de Strasbourg.


130 kilomètres de réseau express en 2020

Cette nouvelle infrastructure, d'une longueur totale de 130 kilomètres doit être achevée en 2020, bien qu'on en ignore le coût réel. Elle doit s'appuyer sur le réseau existant, qui sera amélioré et prolongé. Le réseau devra "offrir des itinéraires directs et sécurisés" et "permettre des vitesses moyennes élevées et un grand confort d'usage", précise le schéma directeur vélo adopté par l'agglomération.

Les pistes seront donc assez larges pour permettre à deux cyclistes d'y circuler de front, et les carrefours seront réaménagés pour diminuer l'attente des cyclistes et sécuriser leur passage. L'infrastructure devrait même avoir droit à un éclairage automatique par détection.


16% de part modale vélo en 2025

La première rocade de 12,5 kilomètres, dite "ceinture des quais", s'appuyant largement sur le réseau existant, devrait être achevée cette année, pour un coût de 950 000 euros.

La Communauté urbaine espère à terme passer la part des déplacements à vélo de 8% à 16% en 2025. Alain Jund, vice-président, est optimiste : "Comme 70% des trajets en voiture sont de moins de trois kilomètres, il y a une vraie marge de progression".

Aubin Busalb