La CGT recueille 38,94% des voix contre 42,07% en 2008, l'UNSA 19,07% contre 13,56%, Sud-Rail 15,84% contre 18,44% et la CFDT 13,21% contre 10,85%.
En 2008, la CFDT sortait affaiblie de la réforme des retraites et s'est présentée aux élections du 8 février 2013 avec une équipe renouvelée. Force Ouvrière, la CFTC et la CFE-CGC, qui ont participé au scrutin, n'ont pas d'élus.

Le Conseil d'administration comprend 18 membres dont six salariés élus, sept représentants de l'Etat nommés par décret et 5 membres choisis en raison de leur compétence dans le domaine ferroviaire, également nommés par décret.

Pour la première fois, près de 32 000 salariés de 56 filiales privées du groupe, comme Geodis (transports routiers de marchandises) et Keolis (spécialisée dans les transports urbains), ont participé au vote.
Le taux de participation pour cette élection habituellement moins suivie par les salariés que celle des délégués au Comité d'entreprise est de 52,17% contre 59,4% il y a cinq ans.

Au comité d'entreprise, élu en 2011, la CGT est en tête avec 37,37% des voix, devant l'UNSA (21,46%), Sud-Rail (17,38%) et la CFDT (13,76%), selon les chiffres fournis par les syndicats;

A l'issue du scrutin au CA, la CGT s'est félicitée d'être "confirmée comme première organisation syndicale avec plus de 1 200 voix d'avance dans les filiales de Keolis et Geodis, sur la deuxième organisation syndicale. Elle réaffirme son engagement "vers d'autres choix que la suppression massive d'emplois, la casse de l'activité fret, la déréglementation sociale et le démantèlement du service public".

L'UNSA, pour sa part, souligne "sa progression historique" après une campagne orientée vers "un renforcement de la cohésion dans le groupe SNCF" et se félicite de sa place de deuxième organisation syndicale dans le groupe.
La fédération Sud-Rail relève que son résultat est en recul de 2,15 points par rapport à 2008, "année où nous avions très fortement progressé" tandis que la CFDT souligne sa progression de 2,4 points par rapport à 2008.

A l'occasion de cette élection, les représentants syndicaux ont fait un intense travail sur le terrain pour discuter avec les cheminots de leur quotidien mais aussi de la réforme du système ferroviaire, prévue cette année, avant l'ouverture à la concurrence européenne du transport des voyageurs prévu pour 2019.

(AFP)