"Ce que nous créons n'est pas seulement un dispositif de vélo en libre-service, mais une nouvelle forme de transport public, la plus verte et la plus saine", avait déclaré Boris Johnson, le maire de Londres, en dévoilant en mai 2010 le projet de service de vélos en libre-service. Ils sont à la disposition des Londoniens depuis le 31 juillet.

La mairie table sur 30 à 40 000 déplacements quotidiens au guidon de ces bicyclettes. Actuellement 2% des transports quotidiens sont effectués à vélo à Londres. L'objectif du maire est d'accomplir "un bond de géant" pour atteindre 5%, à un horizon indéterminé.


Déjà 10 000 abonnés

 "Ça va changer radicalement et pour toujours le paysage londonien", assure le conseiller pour les transports de la mairie , évoquant la "révolution cycliste" souhaitée par le maire, lui-même cycliste.
Plus de 10 000 personnes se sont abonnées pour pouvoir enfourcher dès le 31 juillet l'un des
6 000 vélos mis à disposition du public sur 400 stations du centre de la capitale.

Les non-abonnés, en particulier les touristes, devront attendre un peu pour se déplacer sur ces vélos bleu foncé au garde-boue turquoise dotés d'un porte-bagages gris à l'avant et d'une lampe à dynamo.

Le cycliste devra payer un droit d'accès - 1 livre pour 24 heures, 5 livres pour une semaine et 45 livres à l'année (53 euros) - en plus de la location elle-même. Au-delà de la première demie-heure gratuite, la location est d'une livre pour une heure d'utilisation et jusqu'à 50 livres pour 24 heures.


Le vélo et les JO

Pour faciliter l'adoption de la petite reine par les habitants et visiteurs de la capitale britannique - qui a mis en place en 2003 un péage urbain dans son hyper-centre pour tenter de résorber les embouteillages , la mairie a prévu de créer une dizaine "d'autoroutes cyclables" d'ici fin 2015 (suivez ce lien pour lire notre article sur le sujet).

Les organisateurs des Jeux Olympiques 2012 organisés à Londres ont promis de privilégier l'accès des cyclistes et piétons aux principaux stades, alors que le Comité International Olympique (COI) s'inquiète de la difficulté des transports publics dans la capitale d'outre-Manche.


Nathalie Arensonas