L'Autorité juge une telle hausse "très élevée au regard de l’inflation générale et de la situation économique", et remet en cause le mode de calcul et notamment l’application d’un taux d’inflation propre au ferroviaire de 1,1% par an. Cette demande manifeste "la poursuite de l’insuffisante maitrise des coûts de l’infrastructure par RFF et la SNCF", écrit le gendarme du rail dont le rôle est appelé à s’étendre dans le cadre de la réforme ferroviaire.

En posant son veto, il entend en réalité forcer les deux acteurs du rail français à concrétiser des économies et à réduire le déficit de fonctionnement. Début 2012, RFF et son gestionnaire d’infrastructure délégué SNCF Infra s’étaient engagés à un gain de productivité de 0,8% par an. Le hic, c’est que le tableau de bord destiné à mesurer cette progression a un train de retard.  Sa publication était annoncée pour novembre 2012.

Marc Fressoz