Après les transports urbains niçois, le train ds Pignes. Le 1er janvier 2014, un Etablissement public industriel et commercial (Epic) sera aux commandes des Chemins de fer de Provence qui font rouler le train des Pignes dans l'arrière pays niçois. Cette ligne de 151 kilomètres à voie métrique est actuellement exploitée par la compagnie ferroviaire Sud France (filiale de Veolia Transdev) dans le cadre d’une délégation de service public. Prolongé de six mois, ce contrat prend fin en décembre 2013.


"Rien à reprocher à Veolia"

"Nous n’avons rien à reprocher à Veolia", affirme Jean-Yves Petit, vice-président régional en charge des transports. "Cependant, le financement de ce service est assuré à 95% par la Région (soit environ 10 millions d’euros par an) et les recettes sont marginales", ajoute-t-il.

Devant ce constat, les élus provençaux ont donc engagé une réflexion pour déterminer quel serait le mode de gestion et d’exploitation "le plus approprié" dans un contexte de quasi absence de concurrence. "Bien souvent, nous n’avons eu qu’une seule réponse à nos appels d’offre", rappelle l’élu. Parce que cette ligne n’est pas connectée au réseau ferré national. Pour autant, elle a la double mission d’assurer à la fois, un service de transport public avec 24 allers et retours par jour entre Nice et Plan du Var (4 aller-retour entre Nice et Digne) et un service touristique.
La Région a récemment investi 55 millions d’euros pour renouveller les infrastructures et 20 millions d’euros pour acheter quatre nouveaux trains.


500 000 voyages par an

Les résutats de trafic sont au rendez-vous, avec une fréquentation en hausse, soit 500 000 voyages en 2011. "En 2012, la progression du trafic devrait être à deux chiffres. Mais nous devrions pouvoir faire encore mieux", assure le vice-président.
D'où l'idée d'une régie, "Ce mode de gestion nous est apparu être le plus intéressant", pointe-t-il. Notamment pour mieux maîtriser les coûts, contrainte budgétaire oblige. "Actuellement, ils sont sur une pente ascendante. Notre objectif est de les stabiliser, voire de les réduire".

L'autorité oraganistarice cherche aussi à mieux maîtriser l’évolution la qualité de l'offre de transport. "Comme nous avons une vision d’ensemble, l’idée est d’optimiser et de valoriser ce service en lien avec les TER mais aussi avec les autres modes de transport public, urbainset interurbains'.

En décembre 2012, l’assemblée plénière devra approuver les statuts de l’Epic et désigner son conseil d’administration. Les 150 salariés de la Compagnie ferroviaire Sud France seront alors "repris " par l’Etablissement public qui gèrera par ailleurs la circulation quotidienne de 44 rames de la ligne du train des Pignes.

Christine Cabiron