Comment améiorer la performance des systèmes de transport terrestres à moyens constants ? C'était le thème d'une table ronde organisée par le think tank Transport intermodalité développement environnement (TDIE) lors d'un colloque le 25 octobre 2012, à l'Assemblée nationale. Animée par l'économiste Nicolas Baverez.

A cette table, Pierre Mongin, patron de la RATP, Sylvie Mougard, directrice du Syndicat des transports d'Ile-de-France et Sophie Boissard, directrice de la stratégie et du développement à la SNCF. Cette dernière n'a pas manqué de défendre l'idée du regroupement de l'infrastructure ferroviaire et de l'exploitation commerciale dans la maison SNCF -  l'un des grands enjeux de la future réforme du rail en cours de préparation au gouvernement - mais elle a aussi évoqué la piste des "dessertes TGV pendulaires fixes" pour améliorer la performance industrielle de la SNCF. Un modèle venu de l'aérien sur les liaisons low cost où les avions font des rotations non-stop.

"Aujourd'hui, une rame de TGV coûte 25 millions d'euros et ne roule que 7 heures par jour. Notre idée est de faire des TGV éco qui circuleraient 13 heures par jour, des TGV essuie-glaces", a imagé la numéro 2 de la SNCF. Ce qui permettrait de faire 13% de gains sur les coûts d'exploitation des TGV, a t-elle précisé, indiquant que Barbara Dalibard, la patronne de SNCF Voyages, annoncerait ces "TGV éco" au printemps 2013.
Dotés de plus de siègles que les trains à grande vitesse classiques, ces TGV low cost assureraient davantage de rotations quotidiennes, mais pas toujours à partir des gares principales : Marne-la-Vallée et Lyon Saint-Exupéry, Marseille et Montpellier. A moins de 25 euros sur l'axe Paris-Lyon-Marseille-Montpellier.

Selon certaines rumeurs, le nom commercial "Ouigo" ("we go" en phonétique qui signifie "on y va" en angalsi), déposé par la SNCF à l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi) serait présenti pour cette nouvelle offre à prix allégé dont le nom de code est "Aspartam".

Nathalie Arensonas