L'expérimentation commence le 18 octobre 2012 avec une quinzaine de cadres volontaires dans trois gares des Yvelines (Rambouillet, Plaisir-les-Clayes et La Verrière), et pourrait potentiellement intéresser les quelque milliers d'agents franciliens qui prennent quotidiennement les trains, le métro et les bus pour aller travailler.

"Les cheminots habitent souvent loin de Paris : certains viennent de Chartres, Compiègne (Oise) ou des confins d'Ile-de-France, notamment à cause du prix des loyers parisiens et parce qu'ils ne paient pas le train", souligne Antoine Debièvre, porte-parole de SNCF Transilien.


Un bureau contre une aide aux voyageurs

"Cela fait 12 ans que je passe 3h30, cinq jours sur sept, dans les transports", dit Sabine Marchand, cadre au service Navigo. "Aujourd'hui, j'ai 55 ans, c'est une fatigue physique que je ne peux plus supporter", ajoute cette habitante d'Auffargis (Yvelines), qui ne travaille plus qu'à temps partiel. "En travaillant deux jours par semaine à quelques minutes de chez moi, je pourrai me remettre à temps plein!" avance Sabine Marchand, qui s'installera dans un bureau à Rambouillet équipé de téléphones, ordinateurs et internet. En contrepartie, les cadres de la SNCF s'engagent à aider les agents de gare en cas de perturbation.

"C'est aussi une envie de reprendre contact avec le terrain. Dans les bureaux, on perd vite la notion des difficultés que peuvent rencontrer les agents", dit Patricia Caillaud, responsable des automates de vente.

La SNCF a investi 250 000 euros dans l'aménagement de sept bureaux à Rambouillet, deux à Plaisir-les-Clayes et à La Verrière.
Les télétravailleurs sont 9% en France, contre 18% en Europe et 30% dans les pays scandinaves.

(avec AFP)