"Il y aura probablement de vraies nouveautés en matière de mobilité régionale" dans la loi cadre de décentralisation, a indiqué le secrétaire général de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) Eric Ritter, à l'issue de la rencontre avec le ministre Frédéric Cuvillier, venu prononcer un discours inaugural du congrès annuel de l'organisation professionnelle.
"On s'achemine vers une région qui organisera la mutualisation des services et des compétences" en matière de transports, a-t-il ajouté.

Cette perspective réjouit les autocaristes : l'implantation de gares routières par exemple serait simplifiée, alors "qu'aujourd'hui personne n'est vraiment compétent pour les organiser", explique le représentant de la FNTV.

De son côté, Frédéric Cuvillier a promis dans la matinée sur son compte Twitter que "l'acte III de la décentralisation (permettrait) de dépoussiérer la LOTI (loi d'orientation sur les transports intérieurs, ndlr)" qui régit le secteur.
Depuis des années, autocaristes et associations d'usagers espèrent l'ouverture à la concurrence du transport régional, réservé jusqu'à présent aux TER (trains et autocars) de la SNCF.


Quid des liaisons longue distance en autocar ?

La FNTV espère également des avancées prochaines, même si elles sont "plus hypothétiques", sur l'autre grand dossier qui tient à cœur aux autocaristes, la possibilité d'exploiter des liaisons intérégionales, à condition de ne pas concurrencer un service existant en train.
"Il devrait quand même y avoir soit sous forme d'expérimentation soit en organisation directe une disposition concernant le développement des lignes nationales", plaide la FNTV.
Sans s'avancer sur ce dossier controversé, mettant aux prises pouvoirs publics, usagers, transporteurs et SNCF, le ministre aurait simplement plaidé en faveur de "l'articulation" des différents modes de transports plutôt qu'une "guerre" entre rail et route.

Lors de la précédente législature, un projet de loi avait été préparé par l'ancien ministre des Transports Thierry Mariani autorisant l'ouverture de liaisons nationales longue distance par autocar, mais il n'a pour l'instant pas été repris par la nouvelle majorité.
Actuellement, des autocaristes peuvent proposer des liaisons nationales, mais seulement "en cabotage", c'est-à-dire en profitant des différentes escales d'un car effectuant une liaison internationale.

N.A (avec AFP)