La vente des 50% de parts que détient Veolia environnement finira-t-elle par se réaliser avant fin 2012 ? Lors d'une conférence téléphonique début août, Antoine Frérot n'en était pas si sûr (lire). Cela fait près d'un an que le patron du groupe a annoncé son intention de se désengager de sa filiale de transport public pour alléger la dette de l'entreprise (1,8 milliard d'euros).

Depuis, le feuilleton Veolia Transdev va de rebondissement en rebondissement. Un jour, c'est un groupe allemand de transport (Rethmann) qui est présenti pour racheter une part du capital détenu par Veolia, le lendemain, c'est le fonds luxembourgeois Cube, aujourd'hui, c'est le Crédit Agricole.

Dans son édition du 17 septembre, la Lettre de l'Expansion rapporte en effet, sans citer ses sources, que des négociations avaient actuellement lieu entre la CDC, Veolia Environnement et le Crédit Agricole afin que cette dernière entre au capital de Veolia Transdev à hauteur de 20%. Rien n'a filtré sur l'évolution du capital restant. Information non commentée par Veolia, ni par la Caisse.


"Dans les meilleurs délais"

Le 19 septembre, la Caisse indique à l'AFP que le directeur général de la Caisse des dépôts (CDC) "Jean-Pierre Jouyet "confirme que les discussions sont activement engagées avec Veolia en vue du renforcement de la part de la Caisse des dépôts au capital de Veolia Transdev. Les décisions relatives à cette recomposition du capital et à la réactualisation de la stratégie seront prises dans les meilleurs délais", a-t-elle ajouté.

Fin juillet, une source proche du dossier avait confirmé à Mobilicités qu'elle envisageait certes d'accroître sa part dans Veolia Transdev mais qu'elle limiterait cette montée à 55% du capital du groupe de transport public, ce qui lui suffirait à en prendre le contrôle (lire).
Or, selon la Correspondance économique, qui ne cite pas ses sources, la participation de la CDC dans Veolia Transdev pourrait atteindre 60%. Interrogée par l'AFP, la Caisse n'a pas souhaité confirmer cette information.

Mais comme elle ne cesse de répéter que son renforcement au capital de Veolia Transdev s'incrira "dans la durée", elle cherche un partenaire ayant la même stratégie. D'où son refus de la candidature du fonds luxembourgeois Cube Infrastructure mi-2012 (lire), "pas assez gros", selon un observateur. Et auquel la Caisse prétait l'intention de céder les actifs de Veolia Transdev à l'international.

Toujours citée par l'AFP, la Caisse veut en effet que sa filiale "puisse avoir de vraies marges de manœuvre pour son développement, tant en France qu'à l'international, et qu'elle soit porteuse d'un projet industriel et d'un plan stratégique durables, à la fois en phase avec les attentes des élus et des citoyens".

Nathalie Arensonas