Rappelant que le secteur des transports est le premier émetteur de CO2 en France, avec 34% des émissions nationales, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) annonce 18 millions de subventions pour financer :
  • Le projet Optimod'Lyon qui consiste à "centraliser toutes les données de mobilité pour fournir aux usagers des informations en temps réel sur l'ensemble des modes de transport" afin d'améliorer la mobilité des particuliers, des professionnels et du fret (lire l'article "Lyon : les transports ouvrent leurs données"). L'un des objectifs est de permettre "un report de 8% de la voiture vers un autre mode de transport, soit un 200 000 tonnes de CO2 économisées annuellement à l'horizon 2020 sur l'agglomération lyonnaise".
  • un calculateur d'itinéraires multimodal et en temps réel doublé d'un logiciel pour permettre aux collectivités locales de construire une offre de transport partagée sur le plateau de Saclay (Essonne), "Sysmo 2015"
  • le projet "AU-DACE", centrale de mobilité qui regroupe les offres de déplacement en autopartage, covoiturage et en véhicules électriques avec un système d'assurance spécialement conçu pour ce type de mobilité. Villes pilotes : Bordeaux et Niort.
  • le projet E-PARTAGE pour les déplacements professionnels et domicile-travail : autopartage classique entre particuliers, covoiturage, centrale de mobilité, outils de gestion de flottes multi-entreprises. Cet outil sera proposé à des entreprises de toutes tailles dans le but d'exploiter la flotte de véhicules existants plutôt que d'en racheter.
  • Bretagne Mobilité Augmentée (BMA) : ce projet consiste à mettre à la disposition d'entreprises et d'administrations bretonnes un démonstrateur permettant de chercher des solutions de mobilité moins coûteuses et moins émettrices en CO2. Puis d'accompagner les salariés s'ils changent leur modes de déplacement.

Sur l'ensemble des cinq expérimentations soutenues par l'Ademe, "ce sont plus de 34 services de mobilités qui seront expérimentés (...) dans 29 territoires d'expérimentation de l'urbain dense au rural", souligne l'agence. "Près d'un million d'utilisateurs (particuliers et professionnels) seront impliqués dans ces projets pour comprendre et analyser leurs changements de comportements" et valider de nouveaux modèles, selon son communiqué.

N.A