Alors qu'ERDF (le distributeur d'électricité en France) augmente ses tarifs ce qui va alourdir la facture de la SNCF, la compagnie ferroviaire expérimente un train qui produit sa propre énergie à partir de panneaux photovoltaïques posés sur le toit.

Terminées les pannes d'électricité à l'arrêt, nous promet Claude Solard, directeur TER à la SNCF, cette source d'énergie d'appoint "permettra d'alimenter l'éclairage et l'ambiance lumineuse du TER, mais aussi de recharger les batteries pendant les arrêts, apportant une autonomie nouvelle qui évitera un certain nombre de pannes".


Le train ne roulera pas seulement au photovoltaïque


"Le solaire ne va pas permettre d'apporter toute l'électricité nécessaire, il faudra toujours un complément pour faire fonctionner la traction du train", a-t-il ajouté, avant de faire visiter cette rame expérimentale à la présidente (PS) de la région, Ségolène Royal.
A terme, cette source d'énergie propre permettrait d'épargner 10 à 15 tonnes d'emissions de CO2 par an, un gain estimé pour un train de six voitures, selon Stéphane Poughon, responsable de l'activité photovoltaïque chez Disatech, l'entreprise qui a conçu et installé ces panneaux.

Pour optimiser l'utilisation des panneaux photovoltaïques, ce "TER écomobile" a également été équipé de diodes peu gourmandes en énergie pour l'éclairage, ainsi que de films sur les vitres pour améliorer l'isolation.


Les agrocarburants aussi


Lors d'une allocution devant une partie des 400 salariés du centre de maintenance de Saintes, Ségolène Royal, présidente de Région, s'est félicitée que Poitou-Charentes soit "la première à mettre des panneaux photovoltaïques" sur un train, rappelant que sa région avait déjà été pionnière en faisant rouler, depuis 2007, certaines rames de TER aux agrocarburants.