Le contrat porte sur 596 rames, dont une partie sera fabriquée dans une usine construite pour l'occasion dans le nord de l'Angleterre en 2016. Selon le constructeur, elle emploiera 730 personnes, et abritera également le centre de recherche et développement ferroviaire d'Hitachi en Europe.

Hitachi et son partenaire britannique, le groupe d'ingénierie John Laing, avaient gagné en 2009 l'appel d'offres lancé par le gouvernement travailliste de l'époque. Mais les négociations pour la signature définitive du contrat avaient été suspendues en 2010 par le nouvel exécutif conservateur, avant d'être relancées début 2011.

Le consortium, détenu à 70% par Hitachi et à 30% par John Laing, fournira 596 rames électriques et bimodales (électrique/diesel) destinées à remplacer les Intercity datant des années 1970 et 1980 qui circulent actuellement sur le réseau britannique, a indiqué Hitachi dans un communiqué.

Le groupe japonais qui a déjà fourni les trains régionaux à grande vitesse en circulation sur le réseau Southeastern exploité par Keolis (en photo) construira par ailleurs des centres de maintenance pour ces trains à Bristol, Swansea (Pays-de-Galles), Londres et Doncaster, et rénovera les ateliers existants dans plusieurs autres villes du pays.

Les nouveaux trains Hitachi Super Express, capables d'atteindre une vitesse de 200 km/h circuleront à partir de 2016 sur l'East Coast Main Line (Londres-Edimbourg-Aberdeen-Inverness) et à partir de 2017 sur la Great Western Main Line (Londres-Bristol-Cardiff-Swansea), deux des principaux axes ferroviaires britanniques.

Nathalie Arensonas (avec AFP)