Un "diktat" en chasse un autre

Bertrand Delanoë avait aussitôt dénoncé "un diktat du gouvernement", alors que François Fillon avait annoncé sa candidature aux législatives dans la 2e circonscription de Paris. Depuis François Fillon a été élu député de cette circonscription, où vont se dérouler les travaux.

"A un soi-disant diktat de François Fillon, Jean-Marc Ayrault a répondu par un autre diktat", s'est indigné M. Lamour. "Le problème, c'est le risque d'embolie du coeur de Paris, c'est ce qu'avait souligné la commission d'enquête, et aucune étude d'impact n'a été réalisée depuis", a-t-il poursuivi.

Jean-François Lamour regrette aussi qu'aucune étude de transport alternatif n'a été effectuée, de façon à reporter le trafic automobile vers les transports en commun.
Enfin, dit-il, "les travaux sont évalués à 40 millions d'euros". "Mais c'est la fourchette la plus basse et, avant de se lancer, il faut se demander s'il n'y aura pas d'autres coûts qui risqueraient d'alourdir cette opération, à la fois en investissements et en fonctionnement, au moment où la situation financière est tendue et où la Ville de Paris multiplie par quatre la location
de ses équipements sportifs".

Selon le maire de Paris, au contraire, la décision du Premier ministre Ayrault "confirme notamment qu'en matière de circulation automobile et d'activité fluviale, les études réalisées offrent toutes les garanties nécessaires à la poursuite du projet".

La Ville a par ailleurs maintenu son projet d'aménagement des berges rive droite, dont les travaux se déroulent actuellement. Ce projet se traduira par l'installation de feux, de davantage de place pour les piétons et d'animations.
Dès septembre 2012, "la rive droite de la Seine aura un nouveau visage", promet le maire. Les liaisons actuelles entre les deux rives de la Seine seront facilitées et la sécurité des déplacements des piétons et des cyclistes renforcée.

Pour consulter les images de synthèse de l'aménagement des voies sur berges, rive droite : suivre ce lien

N.A (avec AFP)