Un long cortège de plus d'un millier de cyclistes (selon les organistateurs) a défilé le 3 juillet 2010 dans le centre de Paris pour défendre la place du vélo dans la ville, provoquant d'immenses embouteillages.
La manifestation, autorisée par la préfecture de police, est partie de l'Hôtel de ville de Paris pour déboucher dans la soirée au Champ-de-Mars.

Ces promoteurs du vélo en ville, venus de toute l'Europe, se sont réunis pour constituer ce qui est connu dans le milieu des militants cyclistes comme une "masse critique", dont le principe consiste à imposer le rythme du vélo à l'ensemble du trafic urbain.


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ôles d'engins pour cette première française

Certains juchés sur des engins spectaculaires, d'autres répétant des slogans tels "c'est la fin du pétrole, c'est la fin de la bagnole", "l'auto rend gros, le vélo rend beau" ou encore "le vélo ça fait du bien même à ceux qui n'en font pas", les manifestants ont parcouru, dans une ambiance festive, des rues et des avenues de la capitale.

"Une manière de montrer que l'on peut changer la ville rien qu'en prenant son vélo", décalrent les organisateurs du collectif Vélorution universelle. Ils veulent créer une "culture vélo, du vélo utile, du vélo au quotidien" en France, qui existe déjà dans les pays anglo-saxons d'où est parti le mouvement.
A Strasbourg, ville en pointe dans ce domaine dans l'Hexagone, la proportion est de 10% de vélo en centre ville, contre plus de 30% à Copenhague, selon Vélorution.

Cette manifestation, la première de ce type en France, était l'un des principaux rendez-vous d'une rencontre de quatre jours des cyclistes militants dans la capitale, qui s'est achevé dimanche 4 juillet.