Décidément, Dijon aime les grandes premières. L’agglomération bourguignonne qui va mettre en service deux lignes de tramway à l'automne 2012 (1) a signé, le 31 mai 2012, un partenariat public-privé (PPP) pour l’achat de 102 bus hybrides Heuliez. Dont 61 articulés et 41 standards. Montant du contrat, 88 millions d’euros.


Une double première

A ce jour, il s'agit de la plus importante commande de bus hybrides pour un réseau de transport français. Et c'est la première fois que l’achat d’une flotte de bus se réalise sous forme de PPP.
"Le PPP nous permet de partager les risques entre l’exploitant, l’agglomération et le constructeur. Nous avons signé une convention tripartite dans laquelle tout le monde est intéressé à la réussite du contrat, notamment en matière d’économie de carburants", explique André Gervais, adjoint au maire de Dijon chargé des déplacements et responsable du dossier tramway au sein du Grand Dijon.
Heuliez a pris des engagements de performance pour la consommation de gazole, les émissions sonores et la disponibilité de la chaîne d’hybridation. Un mécanisme de pénalités est prévu en cas de non-respect de ces engagements.

Pour assurer la maintenance de la chaîne d’hybridation pour 15 ans, le constructeur de Rorthais mettra à disposition du réseau dijonnais Divia du personnel dédié.

Avec ces 102 bus hybrides, dont deux têtes de série seront livrées en octobre 2012, les 100 suivants au premier semestre 2013, c’est quasiment la moitié du parc de bus du réseau dijonnais qui va être renouvelé.
"Nous passons à la technologie hybride pour des raison environnementales. Nous attendons des gains de consommation et d’émissions de polluants de 20 à 30%. L’autre avantage très important pour une agglomération dense comme Dijon, c’est le gain en bruit. Les bus hybrides sont plus silencieux que les bus thermiques d’autant qu’ils disposent de la fonction start and stop qui coupe le moteur aux arrêts".

Fini le GNV

Par la même occasion, Dijon abandonne donc la filière bus au gaz naturel (GNV). Les 65 bus GNV encore en circulation seront repris par Heuliez. "Nous abandonnons la filière pour plusieurs raisons. D’une part, la technologie gaz est complexe, d’autre part nous avons profité de l’arrivée du tram pour construire un dépôt mixte bus tramway et il aurait été coûteux de construire une nouvelle station de compression", indique l'élu local.

Robert Viennet

(1) La première ligne sera inaugurée en septembre 2012, la seconde en décembre.