"Objectif zéro pesticide" : c'est la campagne lancée par Réseau ferré de France (RFF) dans la lagune du parc naturel régional de la Narbonnaise. Ce projet de parc régional est financé à 20% par RFF et 80% par l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée et Corse.


Aujourd'hui, le gestionnaire du réseau ferroviaire se bat contre l'envahissement des voies par la végétation en faisant circuler un train qui disperse des herbicides ou en faisant débroussailler par des agents.
Mais, à l'automne 2010, RFF va mettre en oeuvre différentes "techniques antivégétation préventives" censées bloquer la végétation avant qu'elle ne se développe.
L'une d'elles consiste à étendre au pied du ballast une sorte de natte synthétique en matériau recylé qui empêchera la dissémination des plantes des abords de la voie sur le ballast.


Plus cher qu'un train désherbeur

Cette technique qui coûte beaucoup plus cher que le passage du train désherbeur (60 millions d'euros par an pour désherber les 30 000 km de réseau) ne pourront être testées que sur environ deux kilomètres de ligne à travers les étangs, prévient RFF. Mais sur ces deux kilomètres, point d'herbicide.

Les herbes aquatiques de la lagune, sortes de prairies sous-marines qui servent de nurseries aux poissons et sont essentielles au maintien de la biodiversité, devraient ainsi être protégées de la contamination par les désherbants.
RFF veut observer comment se comporteront les nattes pendant les premières années.
L'objectif est d'étendre cette technique de desherbage ensuite dans d'autres secteurs sensibles du réseau national (zones protégées ou zones de captage d'eau pour l'alimentation humaine), surtout sur les lignes nouvelles.