Pas question de boire de l'eau au distributeur avec des gobelets en plastique jetables, encore moins d'ouvrir les fenêtres alors que le bâtiment est équipé d'un système de recyclage et de climatisation de l'air peu gourmand en énergie. Alors imaginez le reste...
Du sol au plafond, les matériaux utilisés pour construire les 2500 m2 du tout nouveau centre de maintenance d'autobus Transdev au Val d'Europe (près de Disneyland Paris), se veut extrèmement vertueux pour réduire au maximum son empreinte environnementale.

Au menu:
  • les bureaux où travaillent 350 personnes sont un Bâtiment Basse Consommation et devraient permettre d'économiser 21 tonnes d'équivalent CO2 par an;
  • un système de recyclage des euax de lavage des bus et un système de récupération des eaux de pluie sur la toiture du bâtiment devraient permettre de réduire la consommation d'eau de 67 à 91% pour le lavage et de récupérer 1700 m2 par an;
  • le choix des matériaux de construction: bois non issu de forêts menacées, pas de peintures glycéro, par exemple;
  • 20m2 de panneaux solaires ;
  • le traitement des déchets, industriel et administratifs font l'objet d'un tri sélectif;
  • utilsation de la végétation pour réguler la température dans le bâtiment;
  • sensibilisation des employés du site : les gobelets en plastique aux distributeurs de boissons sont honnis, remplacés par des "mug" en verre;
  • Les 500 autobus et autocars rattachés à ce centre de maintenance sont composés de véhicules à motorisation thermique standard mais aussi au gaz naturel (GNV), des hybrides (lire notre article sur les bus de Coulommiers qui expérimentent la technologie hybride depuis 2009), des électriques. La flotte vise la norme EEV (Enhanced Environmentally friendly Vehicle), a norme la plus sévère en matière d'émissions polluantes.

Au total, Certivea, l'organisme certificateur HQE des bâtiments tertiaires (lire l'encadré ci-dessous), annonce des gains d'énergie de 25 à 60%, des économie d'eau de 30 à 50%, et insiste sur la diminution des congés maladies liées aux allergies, à l'asthme et autres problèmes respitratoires


20% de surcoût


Un bâtiment HQE, ça coûte forcément plus cher qu'une construction standard. Selon Bernard Stumpf, directeur délégué Transdev Ile-de-France, le centre de maintenance Val d'Europe revient 20% plus cher qu'un dépôt standard d'autobus. " Ce qui a coûté cher, ce sont les études et l'absence de référentiel pour les dépôts de véhicules de transport de voyageurs" explique-t-il. Au départ, nous nous sommes appuyés sur le référentiel des entrepôts logistiques, assure Bernard Stumpf.
Aujourd'hui, le référentiel construction existe, reste à bâtir celui de l'exploitation du bâtiment. "Ce sera chose faite en 2010, assure Certivea à Joël Lebreton, président de Transdev. Quant aux autobus "propres", ils relèvent non pas de la certification HQE mais de la norme IS0 14001.