Le trafic de la ligne Mulhouse-Kruth sur laquelle le tram-train circule depuis fin 2010, a augmenté de 18,4% en un an, a indiqué la SNCF lors d'une réunion publique le 24 février 2012.
"Ce premier bilan est raisonnablement encourageant", a commenté Jean-Paul Omeyer, vice-président UMP du conseil régional d'Alsace, co-initiateur du tram-train avec l'agglomération mulhousienne. Il s'est montré confiant sur la possibilité d'atteindre d'ici à fin 2013 l'objectif initial, c'est-à-dire doubler la fréquentation sur cetet première igne de tram-train, la première du genre en France (lire l'article précédent sur ce sujet).

Le tram-train, qui circule sur la voie ferrée avant de desservir sept stations de tramway dans Mulhouse, a été voulu dès 1995 par l'actuel président de l'agglomération Jean-Marie Bockel (Gauche moderne). Selon l'élu, le tram-train a déjà atteint son objectif de capter une nouvelle clientèle en transports en commun pour voyager dans le centre de Mulhouse, et pas seulement pour aller à la gare.


"Bilan décevant" selon les élus de la vallée

Cet investissement de 150 millions d'euros devait aussi désengorger la vallée vosgienne de Thann, particulièrement encombrée par la circulation automobile. Mais l'équipement a été critiqué dès sa conception car il ne dessert que 22 km dans la partie inférieure de la vallée, de Thann à Mulhouse.
Les 17 km restant, de Kruth à Thann, restent une voie TER classique, dont la fréquentation n'a pratiquement pas évolué en un an. Les difficultés de circulation auraient même augmenté, selon les élus et associations qui dénoncent un bilan décevant.

"Pour Thann et Mulhouse, les nouvelles sont bonnes, mais dans la vallée, c'est un grave échec, alors que l'offre de trains a augmenté d'un tiers", a estimé François Tacquard, président (SE) de la communauté de communes de Saint-Amarin, commune située en zone TER.
"Nous sommes enfermés par le tram-train qui devait nous ouvrir" vers la vallée, a renchéri Jean-Jacques Weber, conseiller général (DVD) de Saint-Amarin.

Avec AFP