Pédalez sans se fatiguer... Mais visiblement, il n'est si facile que ça de se servir d'un vélo à assistance électrique (VAE). La Commission de la sécurité des consommateurs (CSC) qui a fait tester 12 modèles (deux modèles pliants), en partenariat avec l'Institut national de la consommation (INC), émet de sérieuses recommandations.


A-coups, heurts et saccades


Les consommateurs doivent faire attention particulièrement "au type d'assistance offerte par ces vélos", dit la CSC. Ils ont en effet le choix entre une assistance du moteur électrique qui est proportionnelle à la vitesse de pédalage, et un autre système où l'énergie, non proportionnelle, est libérée dès le premier tour de pédale, ce qui se traduit par une conduite "au frein et par à-coups", avec des risques de "heurts et de saccades".

"Le mieux, c'est de se faire préciser quand on achète le produit quel type d'assistance il véhicule, d'essayer le vélo, et de faire ce choix en fonction de ce que l'on attend", conseille-t-on.
Selon la CSC, il se vend 15 000 VAE par an (leur prix oscille entre 600 et 2 000 euros), la Commission a donc souhaité se saisir de ce sujet "avant que les accidents n'arrivent", explique son secrétariat à l'AFP.

Certaines collectivités locales, comme Clermont-Ferrand avec son système Léovélo, lancé en 2001 par le SMTC (syndicat mixte des transports en commun) ont opté pur la location de vélos élecrtiques. Et ne rencontrent pas de problèmes techniques ou de sécurité. "Les utilisateurs du service LéoVélo ont même une nette préférence pour le vélo électrique (85% des locations)", précise l'Ademe dans une étude sur les VAE


Risque de glissade


Pourtant, sur route mouillée, deux des 12 modèles testés présentaient aussi "des anomalies en termes de distance de freinage", supérieure à 15 mètres avec une vitesse de 25 km/heure, observe la Commission, qui ne communique pas les références des modèles dans les résultats des tests.

La commission met en garde également contre la vente de kits de motorisation "universels" pour transformer les vélos en VAE, alors qu'un "kit doit correspondre à un vélo d'une marque précise".
Elle demande aussi que les normes prévoient des essais de choc sur les batteries, et conseille au consommateur de rapporter le cycle en cas de surchauffe.