La société du Grand Paris "va passer, en 2012, plus concrètement en phase terrain", a indiqué Etienne Guyot, lors de la cérémonie des vœux de la SGP, le 25 janvier 2012. Par phase terrain il faut comprendre le lancement des enquêtes publiques, la phase de travaux ne débutant qu'en 2013.

La première procédure d'enquête publique concerne le barreau sud de la ligne rouge (voir), entre Pont de Sèvres et Noisy-Champs-sur-Marne qui mesure 33 km, comprend 16 gares et traverse 4 départements (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Seine-St Denis, Seine-et-Marne).
La procédure débutera en juillet 2012. Le préfet de Région Daniel Canepa "avec qui nous nous sommes mis d'accord", a expliqué Etienne Guyot, devrait saisir l'autorité environnementale avant fin juillet. Cette dernière aura alors trois mois pour se prononcer.
Mais avant même cet avis, la SGP organisera dès septembre des réunions publiques de concertation, en liaison avec les maires des communes concernées. Et en novembre, une fois l'avis de l'autorité environnemental connu, la phase administrative de l'enquête publique devrait démarrer pour deux mois.


La DUP pour fin 2012

Si ce calendrier est respecté, la déclaration d'utilité publique (DUP) pour ce tronçon sera accordée fin 2012 début 2013. La même procédure sera engagée "dans la foulée", entre décembre 2012 et avril 2013 pour les tronçons restants. Etienne Guyot en a indiqué le découpage, précisant que cet ordre ne "préjugeait en rien l'ordre des travaux" : la ligne verte entre Orly et Versailles (celle qui dessert le plateau de Saclay), la ligne rouge entre Noisy-Champ et Le Bourget, la ligne rouge entre les Grésillons et Le Mesnil-Amelot, la ligne rouge entre Les Grésillons et Saint Cloud, la ligne bleue entre Olympiades et Orly.


Dix tunneliers en simultané

Concernant les travaux qui ne pourront débuter qu'une fois les DUP obtenues, Etienne Guyot a indiqué que la SGP "commencera à préparer le choix de la maîtrise d'œuvre à compter d'octobre 2012". Précisant que 7 à 10 tunneliers pourraient être utilisés simultanément sur différents tronçons : "Quand on sait qu'un tunnelier permet de creuser 300 m par mois, soit environ 3 km par an, et que nous avons 144 Km à construire avant 2025, nous devons tout mettre de notre côté ", a-t-il conclu.

Robert Viennet