Rien de mieux qu'un bon petit gueuleton pour arrondir les angles. Il aura suffi d'un déjeuner à l'Elysée entre Nicolas Sarkozy et Jean-Paul Huchon, président de la région ile-de-Franc, pour mettre fin à plus d'un an d'atermoiement autour du Schéma directeur régional d'Ile-de-France (SDRIF).
A l'issue de cette rencontre, le 9 juin 2010, le chef de l'Etat a en effet confirmé la transmission du SDRIF au Conseil d'Etat, avant son adoption dans les prochaines semaines.
 
Pour le président de la Région, "Nicolas Sarkozy prend ainsi acte du résultat des élections régionales de mars 2010 et de la qualité du travail engagé par les collectivités locales, des élus, des représentants des forces économiques et sociales, dans l'élaboration de ce projet".
 

A quoi sert le SDRIF ?

Avec le Sdrif, l'Ile-de-France se dote d'un instrument d'aménagement pour le développpemnt de son territoire dans les 25 prochaines années.
 A compter de l'adoption définitive du SDRIF, une révision de ce document sera lancée, ce qui permettra non seulement de tenir compte des nouvelles priorités de la mandature mais aussi des travaux engagés par les architectes, l'Etat et Paris Métropole", lit-on dans le communiqué du conseil régional.
 

Et Arc Express dans tout cela ?


Concernant le projet de rocade ferroviaire Arc Express, Jean-Paul Huchon a rappelé au chef d'Etat sa détermination à ce que la maîtrise d'ouvrage soit assurée par le Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF). "Sarkozy a convenu que la tenue simultanée des débats Arc Express et Grand 8, permettra de déterminer la qualité respective de ces deux projets de transports", assure le même communiqué
 
Pour ce qui concerne le Plan de mobilisation transports porté par la Région et les départements, Jean-Paul Huchon note la confirmation par l'Etat de son engagement financier aux côtés des collectivités locales (la région apporte 19 milliards d'euros). Ces financements s'appuieront sur les conclusions du rapport Carrez et devraient se traduire dès la prochaine Loi de Finances.