"Il n'y a pas de système parfait. Par rapport à l'actuelle délégation de service public, la régie intéressée est un bon compromis", déclarait Henri Dupassieux, vice-président chargé des transports de l'agglomération, en juillet 2010, après le choix des élus de passer le réseau Stac en régie intéressée.
Une décision qui avait entrainé la prolongation d'un an (jusqu'au 1er janvier 2012) du contrat de DSP exercé par Veolia depuis le 1er janvier 2005.

Le conseil communautaire du 25 novembre 2011 a donc choisi de renouveler Veolia Transdev comme partenaire de cette régie intéressée, à dater du 1er janvier 2012 et pour une durée de six ans. La signature officielle de cette convention doit intervenir début décembre. On en saura alors plus sur les projets de développement du réseau des transports chambériens.

 
Un contrôle plus strict

Ce changement de mode de gestion n'est pas anodin. La précédente convention à "contribution financière forfaitaire" faisait peser sur le délégataire, à la fois, le risque sur les charges d'exploitation et sur les recettes commerciales.
L'agglomération de Chambéry se contentant de verser une contribution financière forfaitaire, tout en continuant à fixer les tarifs, la consistance des services et en réalisant les investissements.

Avec la régie intéressée, les élus peuvent exercer un contrôle plus strict de la gestion de leur réseau tout en s'appuyant sur l'expertise d'un opérateur extérieur (à la différence d'une régie directe ou la collectivité gère elle-même le réseau).

Aux termes de cette convention, Veolia Transdev se voit donc confier la gestion du réseau couvrant la totalité du territoire de Chambéry Métropole (24 communes 126 000 habitants), auquel s'ajoute trois communes de la communauté d'agglomération du Lac du Bourget (Le Bourget-du-lac, Méry et Voglans) ainsi que la gestion des services de transport scolaire.

Robert Viennet