En période de crise, ça n'est pas banal : la branche qui regroupe aussi des entreprises exploitantes de réseaux de bus, de tramways et de metro a créé 950 emplois en 2009. La profession, qui emploie directement près de 350 000 personnes en France, continue donc d'embaucher.

L'augmentation des effectifs s'explique par "l'augmentation mesurée de l'offre de transport", combinée "à la volonté de certains réseaux d'anticiper l'ouverture de nouvelles lignes" dans les années à venir, explique l'UTP dans son bilan social 2009.De plus, "certains grands réseaux qui se sont restructurés ont augmenté leurs effectifs", d'après l'UTP, qui note aussi que quelques-uns ont pu anticiper "une future hausse éventuelle des départs en retraite".

En effet, les départs à la retraite ont diminué considérablement en 2009 (552 contre 1 040 en 2008), même tendance qu'à la SNCF et que la tendance nationale.


Peu de temps partiels


Par ailleurs, lorsqu'ils recrutent, les réseaux de transports urbains font peu appel aux temps partiels (4,9% de l'effectif total) et aux CDD (1,7%).
La proportion de femmes y progresse doucement : 16,1% en 2007, 16,8% en 2008, 17,1% en 2009.

" Ce sont des emplois stables, ils ne sont pas délocalisables. Il n'y a très peu de temps partiel et quasiment pas de contrats à durée déterminée", ajoute M. Gazeau. "C'est une profession vertueuse!", relève Bruno Gazeau, délégué général de l'UTP qui note aussi que l'on peut être embauché dans l'une des 160 entreprises de transport urbain "sans aucune qualification".