Vingt six mille collégiens, lycéens, apprentis ou stagiaires ont choisi le TER Paca pour se rendre sur leur lieu d'études depuis début 2011. Et pour cause : pour eux, le transport est gratuit.

Une mesure phare de la réforme tarifaire portée par la carte Zou ! "Ce nom reflète non seulement notre identité culturelle mais aussi notre ambition de développer et rendre accessible les transports collectifs au plus grand nombre", expliquait le 20 octobre Michel Vauzelle, président de la Région, lors d'une conférence de presse.


"Egalité républicaine"

Un point d'étape deux mois après l'entrée en vigueur du premier volet de la réforme tarifaire."Si nous comparons les 11 000 cartes jeunes vendues sur la même période en 2010, nous mesurons l'engouement suscité par la care Zou ! Cela prouve qu'elle répond à un réel besoin des jeunes ".
Celui d'une plus grande autonomie et d'un sérieux coup de pouce pour les aider à préserver leur pouvoir d'achat (souvent petit) et celui de leur famille. "Nous avons rétabli une égalité républicaine", a précisé le président de région.

 
16 millions d'euros par an

Cette carte domicile-étude offre également une réduction de 50% sur tous les autres déplacements. Pour le grand public, la nouvelle gamme comporte des abonnements hebdomadaires, mensuels et annuels avec des réductions de 75% et pouvant être combinés avec les réseaux urbains de la région.
Enfin, un titre solidaire, offrant 90% de réduction, est destiné aux demandeurs d'emploi percevant une allocation inférieure au Smic et aux personnes allocataires du Revenu de solidarité active (RSA).

Le deuxième volet de la réforme tarifaire sa traduit aujourd'hui par la commercialisation de la carte "Zou ! 50/75%". "Ce produit tarifaire a séduit en un mois près de 5 500 abonnés dans la région", s'est félicité l'élu.
Un succès lié au fait que cette carte s'adresse à tous, sans condition d'âge ou d'activité. Sur un trajet favori, elle permet de bénéficier de 75% de réduction en achetant 10 billets.

Elle offre aussi 50% de réduction sur tous les billets achetés à l'unité. Disposition applicable jusqu'à trois  personnes accompagnant le titulaire de la carte."Trains et cars sont donc plus que jamais nettement moins chers que la voiture". Et ce dans un écart de 1 à 7 pour un trajet entre Aix-en-Provence et Marseille.
Cette réforme tarifaire à des conséquences financières qualifiées de "lourdes" par l'élu puisque son coût s'élève à 16 millions d'euros par an.


Des trains à l'heure

Autre facteur expliquant cet engouement pour les nouveaux tarifs : la ponctualité des trains. Ce qui n'a pas été le cas pendant des années où la qualité du service TER était déficiente avec des trains annulés, en retard, en panne et des conflits sociaux à répétition. "La page est tournée et de grands progrès ont été réalisés", a constaté Michel Vauzelle.
Notamment grâce au plan PrioriT (lire notre article sur ce sujet), visant à rétablir la qualité de service au travers de 300 mesures. "Les objectifs sont tenus et même largement dépassés".

Deux chiffres pour traduire cette évolution : au cours des trois premiers trimestres de 2011, moins de 2 720 TER ont été supprimés. Chiffre à comparer aux 12 300 suppressions enregistrées en 2010 sur la même période.
Quant à la ponctualité, près de 9 trains sur 10 arrivent à l'heure sur les 700 qui circulent chaque jour. Soit un taux de régularité de 89,7% (un niveau jamais atteint en PACA) en progression de 5 points par rapport à l'an dernier.


Fréquentation et recettes en hausse

La fréquentation a augmenté de 8% depuis début 2011. "La meilleure performance dans les conseils régionaux de France", a fièrement précisé Michel Vauzelle. Et comme un bonheur n'arrive pas seul, les recettes ont également suivi cette tendance à la hausse en progressant de 13%.

Rappelons que la politique régionale en faveur des transports représente pour 2011 une contribution d'exploitation de 239 millions d'euros. Ces dix dernières années, la région a investi 240 millions pour développer le réseau et affecté 815 millions d'euros au renouvellement du matériel. "C'est là le prix à payer pour le développement d'un service public de qualité". 

Christine Cabiron